Echanges épistolaires et récit à la première personne

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Un récit à la première personne permet de se plonger plus aisément dans la peau du personnage. En tant qu’auteur, ce choix d’écriture comporte des avantages. Il permet de renouveler l’intérêt de l’écriture, et avec chance celle du lecteur. Il permet également d’explorer de nouveaux angles, de découvrir de nouveaux ressorts au récit. Ce récit à la première personne peut se faire en se plaçant du point du vue du personnage narrateur mais il est également possible d’intégrer cette dimension en incorporant des échanges épistolaires dans le récit.

Ecrire à la première personne pour ménager des effets de surprise

Dans le deuxième volet que j’ai écrit, Le pendentif de Philéas, le récit de ce qui se passe dans l’univers du Récif est pensé et rédigé à la première personne. Le lecteur se trouve placé du point de vue du capitaine Sam Prescott. J’ai initialement fait ce choix pour apporter une touche de fraîcheur, renouveler l’intérêt de la lecture et explorer de nouveaux angles.

En tant qu’auteur l’écriture à la première personne m’a permis d’explorer les sentiments qui animent un des personnages principaux du récit. Il m’a apporté plus de liberté pour donner au personnage  de Sam Prescott un rôle plus prédominant que ce que les idées arrêtées d’Alexandre Rocquetour  m’avaient permis de faire dans le premier volet. Il m’a également facilité la mise en place d’événements et de révélations au cours du récit. Une narration du point de vue objectif ou omniscient aurait minimisé les idées de rebondissements et d’effets de surprise qui me sont venues en me mettant à vivre les pensées du capitaine Sam Prescott, à vivre les événements via le prime de ses émotions et réflexions.

 

 Un angle d’écriture inspiré par la littérature épistolaire

L’idée d’écrire à la première personne m’a très probablement été inspirée par Les Liaisons Dangereuses et Inconnu à cette adresse, deux ouvrages écrits sous forme d’échanges épistolaires que j’avais dévorés.

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Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressman Taylor

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Les Liaisons Dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos

J’ai d’ailleurs intégré dans le récit de La Grande Traversée l’idée d’échanges épistolaires entre les personnages quand ils sont séparés par la distance. On peut ainsi lire des lettres qu’ils s’envoient. Ceci est un hommage à un genre qui m’a profondément influencée.

 

Pour en savoir plus, suivez ces liens:
le récit à la première personne (source: Wikipedia)

 

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