Histoires de pirates: pourquoi les aimons-nous ?

bateau pirates

La place que j’ai accordée aux histoires de pirates dans mes récits ne vient pas de l’engouement récent pour les pirates qui a suivi la sortie des films Pirates des Caraïbes. Elle remonte à bien plus loin.

Voici une liste chronologique des histoires de pirates et références aux monde de la piraterie qui ont bercé mes plus jeunes années. Ce sont elles qui ont conduit à l’écriture d’histoires de pirates dans le cadre d’histoires courtes Vous découvrirez comment les histoires de pirates ont fait leur bout de chemin dans mon imaginaire, et probablement dans celui de toute ma génération (celle des années 80 et 90).

 

Début des années 80 – Mes premiers souvenirs d’histoires de pirates comptent le dessin animé l’île au Trésor et le film d’animation Peter Pan

 

Je me rappelle très bien du générique du dessin animé japonais L’Île au Trésor qui passait à la télévision alors que j’étais enfant. Son refrain entraînant appelait à l’aventure. Bien que n’ayant pas regardé de nombreux épisodes et n’ayant pas considéré ce dessin animé parmi ceux qui m’ont le plus plu, il est indéniable que le générique a eu une empreinte indéniable. J’ai globalement été influencée par les dessins animés TV de mon enfance comme j’en avais conclu dans un précédent article.

Mon petit gars
Prends garde à toi
Sois courageux
Tu connaîtras
Milles tempêtes
Milles naufrages
Avant d’atteindre ton rivage

 

Le film d’animation Peter Pan de Disney m’a laissé enfant le souvenir d’un bateau de pirates d’un rouge clinquant et celui d’un capitaine de pirates qui oscille entre la menace et le ridicule. De quoi dédramatiser l’image que je pouvais avoir de prime abord sur les pirates en faisant germer dans mon imaginaire une vision loin des pirates sanguinaires, sans pitié et sans morale. Thème qui a refait surface dans les traits des pirates de mes récits, à commencer par le capitaine de pirates et son chapeau.

 

Deuxième moitié des années 80 – Je tombe sous le charme des films Les Goonies, Princess Bride et fais collection des Lego Pirates

 

histoires de pirates - capitaine des Lego Pirates

le capitaine des Lego Pirates

Pendant la deuxième partie des années 80 je visionne le film Les Goonies dont l’histoire conte les aventures d’une bande d’amis qui partent sur la piste du trésor du pirate Willie Le Borgne. Leurs périples avant d’atteindre leur point de destination me tiennent alors en haleine et laissent un souvenir indélébile et influenceront mes récits bien des années plus tard. Je me rappelle ainsi parfaitement de séquences où ils doivent s’armer de courage pour vaincre les épreuves, et faire preuve d’astuce aussi. Ils doivent ainsi notamment jouer les bonnes notes sur un orgue squelette sous peine de finir par une chute mortelle et un peu plus tard descendre des courants rapides avant de se retrouver dans la grotte où les attend le navire presque fantôme de Willie Le Borgne. Le film Les Goonies m’a inspiré des ressorts du récit de La Grande Traversée comme mentionné dans cet article sur les points communs et dans un autre article consacré à la grotte des pirates.

A la même époque je découvre aussi le film Princess Bride, récit qui s’apparente à celui d’un conte de fées et conte fantasy entremêlé d’humour, et qui accorde aussi une place au monde de la piraterie sur un registre décalé. Le terrible capitaine Roberts est le pirate de cette histoire et s’avérera ne pas correspondre à l’image qu’encourageaient les rumeurs à son compte; ressort scénaristique que je trouve alors excellemment astucieux. Je me laisserai d’ailleurs influencé par le film lors de l’écriture du récit de La Grande Traversée, comme mentionné dans mon précédent article sur les points communs avec Princess Bride.

Fin des années 80, Lego sort une nouvelle série de jeux de construction. Sur le thème des pirates. Passionnée de Lego je reçois en guise de cadeaux de Noël et d’anniversaire des boîtes de Lego Pirates, dont celui du navire des corsaires et plus tard du galion des pirates. Je m’invente à l’aide des figurines des histoires d’abordage, de capture de trésor. Je me rappelle très bien que j’affectionnais particulièrement le singe que je faisais se suspendre sur les haubans du galion des pirates. En y réfléchissant bien, la présence du singe Reskiff dans le récit de La Grande Traversée doit être un clin d’œil à ce singe Lego de mes jeunes années.

 

Milieu des années 90 – Je vois un film de pirates où une femme pirate est aux commandes et je découvre la série des jeux Monkey Island

 

Le film L’Île aux Pirates (Cutthroat Island en version originale) me montre une femme forte de caractère qui commande un navire et un équipage de pirates et va mener triomphalement une quête au trésor. La réalisation qu’il y a eu des femmes pirates reste ancrée dans ma mémoire et indéniablement fera son chemin jusqu’à la première écriture du récit de La Grande Traversée.

Monkey Island

jeu vidéo The Curse of Monkey Island

A la même époque, sur mon PC je m’amuse aux jeux d’aventure point-and-click. C’est l’époque de nombreux jeux dans ce genre et mes pas dans la série de jeux d’aventure disponibles finissent par me mener sur la série des Monkey Island, jeux qui mettent en avant le monde des pirates des Caraïbes sur un ton très décalé.

 

Ce qui suscite tout compte fait mon intérêt pour les histoires de pirates

 

De toute évidence ce sont les récits romancés et dotés d’humour sur l’univers des pirates qui m’inspirent. Un récit réaliste des actes criminels qu’ils commettaient n’est pas source d’inspiration pour mon imaginaire, car trop sombre.

Ce que j’affectionne ce sont les récits où les pirates ou apprentis-pirates incarnent le souffle de liberté et d’aventures, de réalisations personnelles et collectives. Les histoires de pirates où ces derniers partent en quête d’un trésor ou tout simplement d’aventure, et trouveront en fin de compte bien plus qu’ils n’escomptaient. Où des personnages décideront de travestir leur identité pour mener à bien leur quête et réaliseront après tous leurs efforts qu’ils désirent à présent être acceptés pour qui ils sont vraiment, et que la possibilité de le faire repose à présent sur eux et eux-mêmes. Autrement dit, ce qui m’attire ce sont les histoires de pirates où l’on voit une évolution dans les personnages. Les récits qui montrent que rien n’est gravé dans le marbre pour toujours, que le libre-arbitre existe, que l’on peut changer si on le souhaite, que l’on peut être accepté pour qui on est vraiment. C’est d’ailleurs cette interprétation de ce que représente pour moi ce  monde romancé des pirates que j’ai utilisée dans le récit de La Grande Traversée.

 

Photo credit: mac_filko / Foter.com / CC BY

Rendez-vous sur Hellocoton !

1 commentaireLaisser un commentaire

Envoyer une réponse

Votre email ne sera pas publié. Les champs nécessaires sont indiqués par